ESSAI : ABARTH 595 COMPETIZIONE
On prend les mêmes et on recommence. Vraiment ? Non, car Abarth a décidé de faire évoluer sa bombinette en profondeur.
Extérieurement, les changements sont assez marquants. D’accord, on reste sur un modèle similaire, mais la 595 ne se contente pas d’un repoudrage léger. Boucliers, jupes, ailes, calandre et inserts, on passe directement aux choses sérieuses. Le designer maison de chez Abarth résume cela en nous avouant : « l’objectif principal est de créer une gamme sportive, avec des traits reconnaissables immédiatement. » En effet, la comparaison avec la 124 Spider soulève des traits familiers, et la cohérence est évidente. Mais l’Abarth 595 « nouvelle génération » ne se limite pas aux modifications esthétiques, alors qu’en est-il au volant ?
Tournons la clé (fait rare de nos jours), et voilà le V8 qui se réveille. Euh non, le 4 cylindres ! On s’y perdrait presque tant le râle du 1,4l est agréable à l’oreille. En effleurant l’accélérateur, l’aiguille du compte-tours grimpe, mais doit attendre l’aide de son compagnon turbocompressé pour monter. Pression sur l’embrayage, la première s’enclenche toute seule, et on part sur un filet de gaz. Deuxième, troisième, et les impressions sont bonnes. Les relances sont excellentes, mais en même temps avec 180 chevaux pour seulement une tonne, il y a de quoi, surtout avec un châssis pareil. Sur les côtes de la région de Vérone, l’Abarth 595 Competizione file et empêche un peu de profiter du paysage... Ça va trop vite !
La principale différence avec l’Abarth ancienne génération, c’est la suspension. Désormais l’œuvre de KONI, les ressorts qui équipent le pot de yaourt transcendent le comportement routier. Clairement, si l’ancienne génération tassait les vertèbres, celle-ci en prend bien soin, même équipée des baquets maison, ô combien enveloppants. C’est le jour et la nuit, rien de moins. Le comportement est sain, avec peu de roulis, et un filtrage des impuretés de la route que l’ancien modèle n’aurait pu égaler. Seul un léger sous-virage se laisse deviner, mais l’arrière léger de la 595 pivote aisément sur un coup de frein. Sans entamer de véritable glisse, quelques dérives éclairs seront possibles.
Au fil des kilomètres, on se prend à apprécier de plus en plus la petite sportive. La direction est directe et précise, bien qu’un peu légère, et le guidage de la boîte est agréable. Seul reproche à celle-ci, elle ne dispose toujours que de 5 rapports, insuffisant pour les trajets sur autoroute. La note à l’échappement par contre, si elle s’avère masculine et pétaradante en mode sport, se fait presque oublier en mode normal, ou civilisé.
Et si...
...l’Abarth 595 Competizione était la plus petite supercar au monde ? Moteur, comportement, direction et désormais confort, tout y est. Mettons de côté la position de conduite de tracteur et la recette semble idéale.
ABARTH 595 Competizione
Join In
Comments (0)