- Le concept car, Renault EZ Go, une navette autonome présentée au Paris Motor Show (A.Saboureau).

La question divise beaucoup l’opinion. Des conducteurs aux simples piétons, les voitures autonomes font parler d’elles. Depuis le premier accident mortel entre une intelligence artificielle mobile et un usager en Arizona, les voitures autonomes rencontrent une certaine hostilité. Des agressions d’un nouveau genre ont même vu le jour. Désormais, les AI des voitures autonomes sont victimes d’attaques d’automobilistes plus qu’énervés de la potentielle dangerosité de ces véhicules sans conducteurs humains. Des habitants d’une ville américaine ont dernièrement décidé de mener une guerilla face aux Chrysler Pacifica Hybrid autonomes de Waymo.

Des technologies embarquées aux intelligences artificielles.

La Renault Zoe, une voiture électrique surprenante (L'argus de l'assurance).

La Renault Zoe, une voiture électrique surprenante (L'argus de l'assurance).

Le monde automobile n’en est pas à sa première révolution technologique. L’arrivée des boîtes automatiques avait déjà donné à coup de vieux aux voitures à boîtes manuelles dans les années 1950. Si les pays anglo-saxons et d’Europe du Nord ont adopté cette conduite automatiquement, la France reste l’exception qui confirme la règle. La technologie embarquée, quant à elle, intégrée dans les véhicules depuis une dizaine d’années n’a pas rencontré de problème particulier comparé au débat de la boîte automatique versus la boîte manuelle. Nos smartphones et autres équipements électroniques nous facilitent la vie à tels points que nous les utilisons inconsciemment chaque jour. Il en est de même avec la technologie embarquée automobile.

Renault teste son concept car, la Renault Symbioz, depuis 2017 (L'argus).

Renault teste son concept car, la Renault Symbioz, depuis 2017 (L'argus).

Alors pourquoi le développement des intelligences artificielles à bord des voitures nous contrarie-t-il si elles peuvent nous aider à atteindre une meilleure sécurité routière ? Même si les technologies embarquées de types caméras de recul, éclairage ou boîte automatiques nous poussent à nous reposer sur ces autopilotes semi-autonomes, les IA prennent le contrôle entier du véhicule. Le conducteur devient alors passager de son véhicule qu’il ne pourra pas contrôler lui-même si celui est en mode automatique. Les voitures autonomes feraient donc peur aux automobilistes et usagers de la route en plus de la crainte de perdre des emplois. La rivalité du trio Tesla/Uber/Waymo (ex Google Cars) a déjà annoncé la couleur avec le développement et la commercialisation de flottes de voitures et de camions autonomes d’ici 2020.

Des transports autonomes quotidiens déjà opérationnels.

Tesla possède déjà un autopilote en option sur ces différents modèles (A.Saboureau).

Tesla possède déjà un autopilote en option sur ces différents modèles (A.Saboureau).

Et pourtant, le débat sur l’arrivée et la viabilité des voitures autonomes semble inutile face à la multitude d’autres types de transports autonomes déjà opérationnels. A l’instar du transport aérien, le transport maritime a montré la voie en développant des avions et des navires capables de gérer des vols et des traversées océaniques en mode autonome et sûre. Même si la présence d’un équipage de bord est encore obligatoire en cas de pannes ou d’imprévus, les pilotes et les membres d’équipages peuvent intervenir en dernier recours. Même le Metro parisien a débuté la mise en service de trains sans conducteur sur certaines lignes. Les tramways pourraient bien suivre le mouvement en intégrant des véhicules électriques autonomes dans un futur proche.

La Renault EZ Go ne possède aucun volant à bord de son intérieur futuriste (A.Saboureau).

La Renault EZ Go ne possède aucun volant à bord de son intérieur futuriste (A.Saboureau).

Les transports terrestres sont voués à s’automatiser avec les récents et futurs systèmes technologiques embarqués. Des transports en commun aux véhicules personnels, l’automatisation avance à grand pas. Que l’on soit pour ou contre les intelligences artificielles, la sécurité routière reste une priorité pour tous les usagers de la route. Seul le statut légal des voitures autonomes doit être adapté face à l’avance de la technologie dans le secteur automobile. Qu’il s’agisse des autopilotes de Tesla ou des tests de Google et Uber en Arizona, les attaques contre les voitures autonomes n’arrêtent pas le progrès. Les constructeurs automobiles français l’ont bien compris en s’intéressant à la manière d’intégrer ce nouveau mode de conduite à travers les habitudes des conducteurs pour ne pas les perturber. Des programmes de recherche et de développement européens se penchent sur la meilleure manière d’intégrer les voitures autonomes d’un point de vue social et non technologiquement.

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Que penser de l’automatisation face au phénomène d’agressions des AI présentes dans les voitures autonomes ? Le premier accident mortel causé par un véhicule de ce genre a marqué les esprits sur la réalité quasi omniprésente de l’arrivée prochaine des voitures autonomes. Que l’on soit pour ou contre ces voitures, la technologie nous seconde déjà en nous assistant quotidiennement en tant qu’usagers et conducteurs.

Etes-vous pour ou contre les voitures autonomes en 2020 ? Partagez votre opinion dans les commentaires.

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