- La Ligier JS43 conduite par Olivier Panis lors du Grand Prix de Monaco 1996 (©Wikipedia/Morio)

L'écurie Ligier : un allié regretté de la victoire d'Olivier Panis

Le pilote français a contribué à redorer le blason de l'écurie une dernière fois lors du Grand Prix de Monaco en 1996

L'histoire du sport automobile est remplie de pleins d'anecdotes qui font les petits et les grands succès ou échecs des nombreuses écuries de Formule 1. Contrairement à Alpine qui revient sur le devant de la scène dans ce sport comme l'a annoncé Renault, Ligier, une écurie concurrente également française, à quant à elle, disparue des circuits depuis presque 30 ans.

Pourtant son fondateur, Guy Ligier, féru de sport automobile a contribué à l'histoire de ce sport automobile grâce à ces modèles qui ont couru les championnats des années 70 jusqu'aux années 90. Malgré sa popularité et son côté francophone mis en avant, Alain Prost n'a jamais permis l'espoir d'un retour de l'écurie en Formule 1. Retour sur l'histoire de cette écurie encore connue des plus nostalgiques...

Un succès bref pour une longue descente aux enfers

(©A.Saboureau)

(©A.Saboureau)

L'équipe Ligier naît grâce à l'aide de Matra, qui permet à Guy Ligier, d'équiper la JS5, la JS7 et la JS9, de moteurs performants du constructeur français de 1976 à 1978 puis en 1981-1982. Alors encore toute jeune, l'équipe gagne sa première victoire dès le début laissant présager un avenir sans nuage au sein du monde de la Formule 1. Ayant déjà une expérience bien ancrée dans le championnat du Monde d'endurance (WEC) avec des voitures performantes et une seconde place lors de l'édition 1975 des 24 Heures du Mans avec la JS2, l'écurie Ligier espère conquérir ce sport automobile de plus en plus populaire. Les victoires se multiplient allant de la 8ème place jusqu'à la 3ème place entre 1976 à 1982 grâce au pilote Jean Laffite (1976-1986). Ces victoires marquent d'ailleurs les dernières véritables victoires françaises dans ce sport déjà très compétitif mondialement entre grandes, moyennes et petites écuries.

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Cependant les choses se corsent vite car sans l'étiquette Matra, l'écurie Ligier fait face à l'impitoyable concurrence qui règne au sein du championnat. La JS11 essaie tant bien que mal de rivaliser sur la piste mais aussi au niveau technologie. L'aide de Renault s'avère précieuse pour développer des modèles d'avantage plus puissants dans les années 80 mais les sponsors se succèdent et se désistent d'années en années faute de résultats positifs. Sans son pilier, Renault, et malgré une période plus prospère, avec les quelques sponsors restants, les moteurs des modèles Ligier proviennent de constructeurs concurrents. Alfa Romeo, Lamborghini ou encore Renault permettent à Ligier de se maintenir dans la course grâce à des arrangements contractuels jusqu'en 1990.

De vaines tentatives de sauvetage jusqu'à la disparition de l'écurie

La Ligier JS11 de Jean Laffite (©Wikipedia/Darren)

La Ligier JS11 de Jean Laffite (©Wikipedia/Darren)

Durant trois années consécutives, l'écurie Ligier n'arrive pas à se qualifier lors des essais. De 1987 à 1989, rien ne va pour l'équipe. Bien qu'investis pour leur écurie, les pilotes n'arrivent pas à redorer l'image de Ligier, alors en difficultés financières, mettant ainsi sa viabilité en cause malgré l'aide de la FIA. Le début de la fin arrive finalement en 1992 avec la vente de l'écurie par Guy Ligier lui-mème mettant ainsi fin à cette aventure d'un peu plus de 20 ans.

Le nouveau propriétaire réussit à redonner des couleurs à l'écurie grâce aux ingénieurs qui travaillent plus particulièrement sur l'aérodynamisne des voitures. L'écurie obtient enfin ces quelques points si désirés les années précédentes. Néanmoins le travail de Franck Dernie et de Loic Bigois ne sauve pas Ligier de la faillite. Bien que populaire, l'écurie est à nouveau vendue au maître incontestable de la Formule 1, Flavio Briatore et à Tom Walkinshaw, pilote automobile britannique. Ligier est inclue dans un consortium, avec un nouveau rôle clé pour l'écurie, permettant aux jeunes pilotes de F1 de faire leurs armes au sein de l'équipe "junior" Ligier avant de rejoindre de plus grandes écuries de l'entreprise Briatore.

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Aussi surprenant, cette renaissance permet à un jeune pilote français, Olivier Panis (1994-1996), de réaliser un exploit, sa première victoire au volant de la Ligier JS43 équipée d'un moteur fourni par Mugen-Honda lors du Grand Prix de Monaco de 1996. Cette même victoire permet également à Ligier de revenir victorieuse après 15 ans d'échec. L'écurie et le pilote français inscrivent leur exploit commun dans l'histoire des victoires françaises à l'instar de Pierre Gasly lors du Grand Prix d'Italie 2020 à Monza.

Francophone jusqu'au bout de sa disparition de la scène internationale et glorieuse de sa victoire, Ligier est vendu une dernière fois en étant néanmoins moins sous-estimée. Rachetée par Alain Prost en 1996, celui-ci décide de vite changer le nom de l'écurie en Prost Grand Prix. La durée de vie de cette nouvelle écurie n'excède pas les cinq saisons de F1 qui suivent le rachat. Olivier Panis et Jean Alesi tentent de sauver à leurs tours ce qu'il reste de Ligier mais échouent également dans cet ultime tentative.

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